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L’Histoire terrible mais inachevée... (suite).

Nous entrons donc dans ce vaste théâtre, la salle donne directement sur l’espace où nous avons mangé. Il y a aussi une librairie, et sous les gradins, nous pouvons apercevoir derrière un rideau de dentelle les comédiens se préparer. Nous prenons place, nous sommes au rang I, au milieu des gradins, derrière nous se trouve un autre groupe scolaire.

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Le spectacle commence et j’entends des bruits d’ouverture de canette, de chips et divers aliments que l’on consomme habituellement au cinéma. La nourriture n’est pas leur seul moyen de déranger la bonne écoute du spectacle. Ces jeunes filles discutent et rigolent sans raisons. Elles ont finalement parasité le spectacle pendant la première partie jusqu’à l’entracte.

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Revenons au spectacle. Nous sommes à la première scène, c’est l’ouverture de la pièce donc la scène d’exposition. « C’est jour de fête au Cambodge. Une coutume ancestrale veut que le peuple présente ses doléances au Roi Sihanouk, qui tente d’y apporter des solutions équitables et populaires. » Nous pouvons apercevoir les personnes de royauté, les politiques et quelques paysans danser sur de la musique traditionnelle jouée en direct par un groupe de musiciens à droite du plateau. Nous sommes témoins de cette scène de fête, nous pouvons lire la joie sur les visages de tous les personnages.
En ce qui concerne les décors, Georges Bigot et Delphine Cottu ont choisi quelque chose de très simple : des rideaux orange au fond du plateau par lequel entrent et sortent les personnages de la Maison Royale, sur les côtés se trouvent deux bancs en bois et sur celui de gauche une planche de bois qui relie le banc au plateau. Tous les personnages extérieurs à la Maison Royale entrent par ce côté.
Au premier entracte, nous sortons respirer dehors, il fait un temps magnifique, nous échangeons nos impressions sur le spectacle. Nous sommes tous impressionnés par le jeu formidable de la jeune San Marady qui interprète Norodom Sihanouk. La jeune actrice de vingt-cinq ans paraissait malade, elle avait le nez rouge et la voix enrouée, mais elle donnait de toute sa personne pour incarner ce Roi du Cambodge. C’était vraiment très intéressant de voir comment une si petite personne pouvait, comme cela, être si imposante sur scène. On percevait que le personnage était encré en elle. Elle l’incarnait jusqu’au bout des doigts : elle a adopté une démarche particulière, une manière de bouger ses bras, et trouvé des expressions pour son visage ! On sentait vraiment l’implication de cette jeune femme dans le personnage et dans la pièce. La seconde remarque est la qualité de la musique. La musique était exceptionnelle, elle marquait les différentes parties du spectacles. Certaines mélodies étaient attachées à un personnage. La musique marquait aussi les événements, le son augmentait ou diminuait en fonction de l’a tensiondramatique de la scène. La musique fait donc partie du décor mais elle est elle aussi un acteur de la pièce car elle les accompagne et souligne leur jeu.

Adam Ziazni, 1ère L.